Le baby blues

par | Mar 3, 2021 | Maternité, Petite enfance | 0 commentaires

Que faire en cas de baby blues ?

Les mots baby blues ou dépression post-partum sont de plus en plus connus aujourd’hui. Certainement parce que ce qui se vivait auparavant de manière cachée, voire honteuse, est enfin identifié et compris par la société. Près de 60 à 80  % des femmes qui accouchent traversent ces épisodes. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut juste attendre qu’ils passent…

baby blues

Qu’est-ce que le baby blues ?

Tout serait une histoire d’hormones. Au troisième jour suivant l’accouchement, les femmes sont traversées par un orage émotionnel. Les hormones œstroprogestatives, liées à la grossesse, baissent fortement et le corps doit s’adapter à ce changement. Sans compter ceux liés au fait de devenir mère, d’être fatiguée, d’endurer des douleurs…

Alors, tout s’effondre. Certaines femmes vont pleurer, parfois sans raison, se sentiront épuisées, incapables de répondre aux besoins de leur bébé, parfois confuses. Ce qui peut être assez culpabilisant quand on a parfois longtemps attendu de tomber enceinte, ou quand on était précédemment ravie d’enfin voir arriver cet enfant.

Baby blues ou dépression post-partum ?

La principale différence qui permet de différencier ces deux versions d’un même mal-être, c’est leur durée. En théorie, un baby blues ne s’invite que quelques jours. Il ne nécessite pas de traitement et les encouragements de proches ou de personnels soignants suffisent à dépasser ce cap, aussi désagréable soit-il.

Il en va tout autrement pour la dépression post-partum. Elle peut être une prolongation du baby blues (au-delà de 10 jours de pleurs et d’inquiétudes, il faut penser à consulter). Tout comme elle peut survenir à n’importe quel moment de la première année de vie du bébé, alors même que les premières semaines semblaient sereines. Entre 10 et 15 % des mères en seraient sujettes chaque année, c’est donc loin d’être anodin.

Comment passer le cap du baby blues ?

Même si la cause première du baby blues est hormonale, et que la situation est censée s’améliorer presque toute seule dans les jours qui suivent, ce n’est pas une raison pour juste patienter. Ainsi, il a été démontré que les mères qui restaient seules au quotidien plus de 8 heures par jour avec leur bébé avaient beaucoup plus de mal que les autres à remonter la pente.

En plus d’éviter l’isolement, il est également plus que conseillé de :

  • Se reposer.
    Vous l’entendrez souvent, mais la phrase « quand bébé dort, maman dort » est vraiment à appliquer. Tant pis pour le ménage. Au pire quelqu’un d’autre pourra le faire. Ce qui nous amène au conseil suivant.
  • Déléguer.
    Non, une mère n’est pas censée savoir tout faire toute seule. Demander au papa de faire les courses, de préparer les repas, de prendre sa part des tâches ménagères et, évidemment, de s’occuper de bébé quand il est là sont des actes indispensables. Vous n’êtes pas en train de rien faire à la maison pendant qu’il travaille : vous prenez soin d’un bébé et vous vous remettez d’une grossesse et d’un accouchement. Ce n’est pas rien. (et c’est là qu’avoir mis des heures de ménage dans votre liste de naissance prend tout son sens).
  • Prendre soin de vous.
    Accordez-vous des moments pour vous. Ce peut être tout simple, comme manger ce plat que vous vous êtes interdit pendant votre grossesse. Regarder cette série dont vous avez tant entendu parler (même si le linge doit être repassé). Ou sortir voir une amie. L’important, c’est de retrouver des espaces de plaisir.

Le plus important, c’est de ne pas laisser le baby blues s’installer. Et de ne surtout pas hésiter à consulter s’il perdure.

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